Saturday, January 21, 2017

ANTHEA MISSY, THE BEAUTY AND THE CONCRETE

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ANTHEA MISSY, THE BEAUTY AND THE CONCRETE 


Between Asia and Brussels her strokes are minimalistic. The art of Anthea Missy in naive only in appearances. Self-taught painter, she is playing on a scene that is still very masculine.

Near the trees of the upcoming Tivoli Project - a sustainable real estate project downtown Laeken Brussels - the quays of the canal have changed too. Here and there, wild style tags have been covered by street art. At Yacht Quay, in front of the Work Monument and Constantin Meunier Sculptures, a mural in all roundness tells a story of water and life, a short escape from our stressed daily routine. Two steps from Tivoli Street, on a wall near a mosk , a cat would be playing with a denotation button, making love bombs explode. 

Both artworks are signed Anthea Missy : take it as a statement !

AN UNEXPECTED JOURNEY
There's something sweetly childish in the characters of the artist. A sort of naivety reminding of the lovers of Peynet or those of Kim Casali. A first sight, nothing was meant to lead the young lady to embrace the role of a lonely stunt girl late at night painting from a scaffolding set on a barge to achieve the 315 square meters of her 'Kanal Karma' - The mural of the quai. That said...business and management studies completed, masters in marketing at a big jeans company , independent consulting , and then : ' The weather is nice outside and you spend years in an office. Even if it will make nice products, in the end, there is no soul in there. Time is running out and you have not seen the world yet.'
Her curiosity is an answer to the open air call. ' Since my childhood, I've always loved playing outside.' Among that ' outside' there will be Shoreditch, the east London area filled with street art spots: ' People who have lived for long in Bricklane area have told me how artists used  the urban space. It revealed meaningful to me '; Just like the painting sessions she was having at home , 'meanwhile': ' I could spend two days painting while listening to music.' The music if very present in her speech : ' It puts me in a sort of creative spiral and it helps me focus'.

WITH A FACE
Progressively she stopped 'going in all directions' in her art and decreased the amount of textures and colours , thus going back to black and white. ' I found it nice. After that, I wanted to paint outside on walls, in places I like'. Sticking to a small set of colours is more practical.  ' I started to paint intuitive flowing curves, abstract things. I was doing movies about my paintings that I would post on social media'.  Post after post, Anthea Missy makes herself a name via Facebook, her murals are shared on the global web. Storytelling : with her pictures and movies she's spotted in Thailand, Cambodia, Vietnam, in Charleroi... "Video is for me a way to prove that I was the author of the works I pretend to be mine and not anyone else. Even if I am not intimately feminist, we still live in a machismo world." The street art scene is still dominantly masculine.  And to follow the "rules" of graffiti, its codes and styles, or maybe to hide behind a nickname is not her thing " I feel it, I do it! "

LOVE BOMBS
Painting in the streets comes with a great dose of personal challenge. " You always want to do it bigger, further, to upgrade the feeling of personal achievement. Sometimes I'm scared or I feel pressure, but that's so stimulating. Recently, I thought it would be interesting to work in useful places, where community space needs a lift. I like to make durable art, more engaging."
Her love bombs were born a day of plain winter, grey and cold, as she had returned from Asia. She laughs: " It did not feel ok, I had to create an artwork somewhere. I had seen that wall: so let's start there ! ". Then came the Brussels bombing in march... " What kind of message was I supposed to express within this atmosphere fed by panic and amalgams? Deaths, that's sad, life is fragile, but we must move on. Do we enjoy the time with the people we love enough?  Paint happy characters who make love bombs explode: the relationship seemed quite clear to me. » The mural was painted by night: « I felt that with some luck, even if I would sign, nobody would know I was a neighbour. One day I heard that one man suspected to have been involved in the bombings was living right in the next block from the mural. It's funny to imagine he may have seen me in the making..."

Written by Didier Stiers for Le Soir, Belgique, published on 12 September 2016.
http://www.lesoir.be/1315388/article/selection-abonnes/2016-09-12/street-art-anthea-missy-belle-et-beton
Translated from French.

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ANTHEA MISSY, LA BELLE ET LE BETON

Entre Bruxelles et Asie, ses traits se font minimalistes.   L’art d’Anthea Missy n’est naïf   qu’en apparence.  Cette autodidacte peint sur une scène encore très masculine.
A quelques platanes du Projet Tivoli – l’aménagement d’un quartier durable dans le bas de Laeken Bruxelles –, les berges du canal ont elles aussi pas mal changé. Ici et là, les tags sauvages ont été recouverts par du street art. Au quai des Yachts, en face du monument au Travail et des sculptures de Constantin Meunier, une fresque tout en rondeurs raconte l’eau, la vie, une parenthèse dans nos quotidiens stressés. À deux pas, rue du Tivoli justement, sur un mur près d’une mosquée, une petite nana joue du détonateur, faisant sauter des Love Bombs. Ces deux œuvres sont signées Anthea Missy. Comme on dit chez les Anglo-Saxons : prenez ça pour un statement !

UN PARCOURS INATTENDU 
Il y a quelque chose de doucement enfantin dans les personnages de l’artiste. Une sorte de naïveté qui rappelle un peu les amoureux de Peynet. Ou ceux de Kim Casali. A priori, rien ne devait conduire la jeune femme à jouer les cascadeuses solitaires jusque tard dans la nuit en haut d’un échafaudage posé sur une barge, pour achever les 315 m 2 de son « Kanal Karma ». La fresque du quai. Encore que… Études de commerce et de gestion, master, marketing chez un gros vendeur de jeans, consultance en indépendante, et puis : « Il fait beau dehors, et tu passes des années dans un bureau. Même si ça va donner de beaux produits, au final, il n’y a rien là-dedans. Le monde file et tu ne connais pas ce qu’il y a ailleurs. »
Sa curiosité répond à l’appel du plein air. « Depuis l’enfance, j’ai toujours aimé être dehors. » Entre autres « dehors », il y aura d’abord Shoreditch, le quartier de l’est de Londres truffé de spots de street art : « Les gens qui vivaient depuis longtemps près de Brick Lane et toutes ces rues m’ont raconté comment les artistes installés là ont commencé à utiliser l’espace. Ça me parlait. » Comme la peinture, qu’elle pratique à la maison, « en attendant » : « Je pouvais passer deux jours à peindre, en écoutant de la musique. » Très présente, la musique : « Ça me met dans une espèce de spirale créative, et ça me permet de me concentrer. »

A VISAGE DECOUVERT
Au fur et à mesure, elle cesse de « partir dans tous les sens ». De multiplier les textures et les couleurs. Tente même le noir et blanc. « J’ai trouvé ça bien. Après, j’ai voulu peindre en extérieur, des murs, dans des endroits qui me plaisaient. » N’avoir que quelques couleurs est plus pratique et plus efficace. « J’ai commencé par de simples volutes, des choses un peu abstraites. Je me filmais aussi, je faisais des petits montages mis sur internet. » À force de posts, Anthea Missy s’installe sur Facebook, ses fresques se partagent un peu partout. Storytelling : ses photos et ses clips la signalent en Thaïlande, au Cambodge, au Vietnam, à Charleroi… « La vidéo est une façon de prouver que c’est bien moi qui l’ai fait, pas quelqu’un d’autre. Même si je n’ai pas un point de vue très féministe, on vit dans un monde un peu machiste. » Cette scène aussi reste encore assez masculine. Et suivre les « règles » du graffiti, ses techniques, éventuellement se cacher ou prendre un pseudo, un blaze, ce n’est pas son truc : « Je lesens, je le fais ! »

DES BOMBES D'AMOUR
Peindre comporte une part de challenge personnel. « Tu as envie de faire toujours plus grand, plus loin, te dépasser. Parfois, j’ai peur, ou j’ai une pression, mais c’est aussi motivant. Récemment, je me suis dit que ce serait peut-être bien de travailler dans des endroits utiles , là où c’est moche. J’ai envie de faire un truc durable, plus engageant. » Ses Love Bombs sont nées un jour d’hiver, gris et froid, lors d’un retour d’Asie. Elle rit : « Je me suis dit que ça n’allait pas, qu’il fallait que je mette un truc quelque part. J’avais vu ce mur : autant commencer par là. » Surviennent alors les attentats de mars… « Comment faire passer un message dans ce climat de panique et d’amalgames ? Les morts, c’est triste, la vie est fragile, mais il faut avancer. Est-ce qu’on profite assez du temps avec les gens qu’on aime ? Peindre des personnages heureux, qui font exploser des bombes d’amour : la relation me semblait assez claire. » La fresque est réalisée de nuit : « Je me suis dit qu’avec un peu de chance, même si je signais, personne ne saurait que je suis une voisine. Un jour, j’ai appris qu’un mec soupçonné dans cette histoire d’attentats habitait juste en face de la peinture. C’est drôle d’imaginer qu’il a pu me voir faire… »

Ecrit par Didier Stiers, pour Le Soir, Belgique, publié le  12 septembre 2016.
http://www.lesoir.be/1315388/article/selection-abonnes/2016-09-12/street-art-anthea-missy-belle-et-beton
Photos par Bruno D'Alimonte.

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Monday, October 24, 2016

LONDON STREET ART BY ANTHEA MISSY





Rarely seen video of me painting in London. Music by Balki x L∆TU - Young Blood. Big thanks to Global Street Art.

Friday, September 30, 2016

HIGH FLYER - GIRLS N CANS - GRAFFITI BY ANTHEA MISSY

Green background and going beyond the frame for Girls n Cans project in Kortrijk .

" HIGH-FLYER - always dream while keeping on stretching imagination, knowledge, and skills up to turning a dream into reality , my message to all kids on earth - mural in a funky school of Stad Kortrijk in West Flanders with Girls n cans . Thanks Kodjo Asbl for the pic!"












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HIGH FLYER 2/2 STREET ART BY ANTHEA MISSY



Green background and going beyond the frame for Girls n Cans project in Kortrijk .

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Tuesday, September 27, 2016

HIGH FLYER PART 1/2 BELIGUM STREET ART BY ANTHEA MISSY



Green background and going beyond the frame for Girls n Cans project in Kortrijk .

" HIGH-FLYER - always dream while keeping on stretching imagination, knowledge, and skills up to turning a dream into reality , my message to all kids on earth - mural in a funky school of Stad Kortrijk in West Flanders with Girls n cans . Thanks Kodjo Asbl for the pic!"


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Tuesday, September 13, 2016

ANTHEA MISSY LA BELLE ET LE BETON / THE BEAUTY AND THE CONCRETE - IN LE SOIR CULTURE NEWS


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